Le XXIIème siècle sera Utopie ou ne sera pas...

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jeudi 3 janvier 2008

Citations de Noam Chomsky


Sur la criminalité aux Etats-Unis
(l’emprisonnement) vise une sorte de population superflue, qui ne compte pas scolairement car on ne peut rien en faire… on a rempli les prisons surtout de cas de trafics de stupéfiants en général très ordinaires. Mais je n’ai vu aucun banquier, bien que probablement plus de la moitié de l’argent du trafic des narcotiques (l’argent sale) passe par les banques des Etats-Unis (plus de 250 millions de dollars par an, estimation 1994).
Je pense que ce n’est pas à cause du problème du crime. C’est à cause du problème du contrôle social. C’est un effort très soutenu pour transformer les Etats-Unis en quelque chose ayant la structure de base d’une société du tiers-monde, avec des secteurs extrêmement riches et de nombreuses personnes sans couverture sociale, sans subsides ou travail et une série de gens de trop. Et il faut en faire quelque chose. Avant tout il faut s’assurer qu’ils ne voient pas que quelque chose va mal et qu’ils s’en inquiètent. La meilleure façon d’agir, habituellement, est de faire en sorte qu’ils se haïssent et se craignent les uns les autres. Toute société coercitive trouve immédiatement cette idée. Le crime est parfait pour cela. Les gens sont ainsi énervés par les crimes, et non pas parce que leurs salaires baissent et que c’est quelqu’un d’autre qui se remplit les poches.


Sur la dette du Brésil
Le Brésil est peut-être le plus grand débiteur du monde, d’après les chiffres officiels. Mais est-ce vrai ? Si j’emprunte de l’argent et que je l’envoie à une banque suisse, et si ensuite je ne peux pas payer mes créanciers, est-ce que ça concerne les autres ? Les habitants des favelas n’ont pas emprunté de l’argent, les sans-terre non plus. L’argent a été emprunté par les généraux, leurs amis et les super-riches, qui en ont placé la plus grande partie à l’étranger dès que les taux d’intérêt ont monté, en laissant une dette écrasante qui est payée par les pauvres.

Noam Chomsky (né en 1928) "Perspectives politiques"

samedi 1 décembre 2007

Le travail, c'est l'opium du peuple !

"Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité ; et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme une divinité suprême."


Friedrich Nietzsche, Aurore, Réflexions sur les préjugés moraux, 1881, p173

(citation trouvée chez Joël)

dimanche 28 octobre 2007

Voyage Avenir Climat

Les lecteurs de ce blog seront tenus informés des péripéties et découvertes du voyage de Benoît Kubiak.

Benoît va partir début 2008 pour un voyage de 6 mois en Europe et Asie, à la rencontre des témoins du changement climatique, et à l'écoute des solutions qui ont été apportées localement.

Le budget du voyage est pratiquement bouclé, avec l'obtention d'une bourse Défi-Jeunes de Jeunesse et Sport de 8500 €, 2000 € de la ville d'Autun et 1374 € de dons faits à l'association "Notre avenir, notre climat". Sans doute 6 000 € de la Région Bourgogne, au titre de la coopération décentralisée, vont permettre de compléter le budget de 80 € par jour.

Il est encore temps de faire un don à l'association pour soutenir la participation de Purvi Makwana qui accompagnera Benka pour l'Inde et les pays voisins, notamment le Pakistan, le Népal et le Bengladesh. Originaire de Bombay, elle a travaillé pour des ONG sur le thème des centrales à charbon et du compostage dans les bidonvilles au nord de Bombay. Elle travaille actuellement comme productrice pour des artistes de pop indiennes. Un court CV en anglais est disponible ici : http://avenirclimat.info/post/Purvi. Benoît a rencontré Purvi au Forum Social Mondial à Bombay en janvier 2004. Ses contacts, sa connaissance du pays,  et des langues locales seront un plus pour le projet Avenir climat. 3 000 € sont à ajouter au budget pour lui permettre de voyager, payer ses visas, acheter un sac à dos, des chaussures et un sac de couchage. Son salaire actuel est de seulement 12 000 roupies (214 € par mois) et ne lui permet pas d'économiser. Vous pouvez contacter bavarder avec Purvi par l'intermédiaire du site Avenir Climat.

Faire un don à l'association, ou en parler autour de vous, c'est participer à cette belle aventure, un document est disponible à cette adresse, sachant que les dons à l'association sont déductibles des impôts à 66%.

samedi 20 octobre 2007

Réveillez-vous ! Le Contrat Tacite des Gens qui Dorment

1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants
2) J'accepte d'être humilié ou exploité a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale
3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites
4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients
5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année
6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états
7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la (guerre) défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale
8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte
9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer
10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. j'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux
11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront
12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie
16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous
17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète
18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale
19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts
20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérance
21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise
26) J'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants
27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine
28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger
29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent
30) j'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer
31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux
32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez
33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie
texte trouvé sur le Rotas de Samuel

mercredi 10 octobre 2007

Journée mondiale contre la peine de mort

Aujourd'hui a  lieu la journée mondiale contre la peine de mort comme chaque 10 octobre.  Cette journée me tient particulièrement à coeur car la peine de mort représente à mes yeux ce que l'humain sait faire  de pire : tuer ses congénères de manière réfléchie, offcielle et parfois au nom d'un peuple quand il s'agit d'une démocratie.

Si des pays comme les USA ou la Chine ne semblent pas avoir une discussion de fond sur le sujet, l'abolition progresse tout de même à travers le monde. 4 nouveaux pays sont en effet abolitionnistes depuis le début de l'année (Rwanda, Gabon, Kirghistan et Ouzbékistan). 1591 personnes ont été exécutées en 2006 contre 2148 en 2005, 91% sont chinoises. Les USA ont tué 53 prisonniers.
En France, si la peine capitale a été abolie en 1981, contre l'opinion générale,  son abolition a été constitutionnalisée seulement cette année  (en février) et donc rendue irréversible.
saddam.jpgDans notre beau pays des droits de l'Homme, 16 députés se sont opposés à cette révision constitutionnelle qui "revêt une portée symbolique et morale considérable" selon Robert Badinter, père de l'abolition en 1981. Ces 16-là sont de sensibilité politique UMP, évidemment, même si la cause du rétablissement est plus portée par le FN (non présent à l'assemblée nationale) et les chrétiens intégristes.
"Coalition mondiale contre la peine de mort" est un groupement internationnal d'ONG, de syndicats, de collectivités et de barreaux d'avocats  créé à l'issue de la  déclaration finale du premier Congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l'association française Ensemble contre la peine de mort en juin 2001.
Une pétition est à signer pour un moratoire universel.

Photos : prochain exécuté au Texas le 23 novembre, Dale Scheanette(www.tdcj.state.tx.us) - l'exécution de Saddam Hussein n'a pas suscité d'importantes réactions d'indignations à travers le monde...

peinebanniere.GIF

reprise d'un article de Sébastien
c'est l'occasion de relire le discours de Jaurès sur la peine de mort.

mardi 2 octobre 2007

Leçon anti-découragement de Noam Chomsky

trouvé chez So-Ann, cette citation de Noam Chomsky en réponse à la question : “Ce sont des problèmes gigantesques. Que puis-je faire, individuellement ?”…

“Nous pouvons faire énormément. On ne va pas nous jeter en prison et nous torturer. On ne va pas nous assassiner. Nous avons d’immenses privilèges et une liberté fantastique. Donc des possibilités illimitées. Après chaque conférence que je donne aux États-Unis, des gens viennent me dire : “Je veux que ça change. Que puis-je faire?” Je n’ai jamais entendu cette question chez les paysans du Sud de la Colombie, chez les Kurdes en butte à une terrible répression dans le Sud-Est de la Turquie, chez tous ceux qui souffrent. Ils ne demandent pas ce qu’ils peuvent faire, ils disent ce qu’ils sont en train de faire.

En un sens, par leur ampleur même, notre liberté, notre situation privilégiée sont porteuses d’un sentiment d’impuissance: c’est un phénomène étrange mais frappant. Le fait est que nous pouvons faire à peu près n’importe quoi. Trouver des organisations qui travaillent d’arrache-pied sur les problèmes qui nous préoccupent et y adhérer ne présente aucune difficulté. Mais ce n’est pas la réponse que veulent entendre les gens. C’est que la vraie question qu’ils posent, je crois, est différente : “Pour en finir avec ces problèmes, que puis-je faire qui soit rapide et facile?” Je suis allé à une manifestation et rien n’a changé. Quinze millions de personnes sont descendues dans la rue le 15 Février 2003 et Bush a tout de même fait la guerre; c’est désespérant.

Mais ce n’est pas ainsi que ça marche. Si l’on veut que ça change dans le monde, il faut être là, jour après jour, à faire ce travail assommant, direct : intéresser une ou deux personnes à un problème, agrandir un peu une organisation, mettre en oeuvre la prochaine initiative, connaître la frustration et finalement aboutir à quelque chose. C’est ainsi que le monde change. C’est ainsi que l’on se débarrasse de l’esclavage, c’est ainsi que l’on obtient les droits des femmes, c’est ainsi que l’on obtient le droit de vote, c’est ainsi que l’on obtient la protection sociale des travailleurs. Tous les acquis tangibles sont venus de ce type d’effort, pas de gens qui sont allés à une manifestation puis se sont découragés parce qu’il ne s’est rien passé après, ou qui sont allés voter tous les quatre ans et sont rentrés chez eux. C’est bien de mettre au pouvoir un meilleur candidat – ou peut-être un moins mauvais -, mais c’est le début, pas la fin. Si l’on s’en tient là, on aurait aussi bien pu ne pas voter. Si l’on ne contribue pas à une culture démocratique vivante, permanente, capable de faire pression sur les candidats, ils ne feront pas ce pour quoi on les a élus. Mettre un bout de papier et rentrer chez soi ne va rien changer.“

vendredi 28 septembre 2007

O freemen

On te dit libertaire, tu es chercheur de vérités : respire, ce n'est pas parce que tu veux quitter la matrice que tu es un martien ; écoute cette chanson qui te trotte dans la tête comme un petit vélo et qui vient de ta webtv : I have a dream, celui d'un monde différent que j'ai le pouvoir de changer.  Oui on peut modifier favorablement l'avenir du climat du monde. La décroissance ou l'altercroissance passent par une politique systémique qui garantit le respect de environnement. Ecris sur papier recyclé tes priorités : lutter contre la pauvreté grâce au simulateur crédit ou bien favoriser le développement durable en bâtissant une construction écolo, et en n'utilisant plus que des produits écolo ou encore débattre sur les nano techno et ogm et le nucléaire.

samedi 18 août 2007

Un autre tri des déchets est possible...

La communication en manière de déchets est quelque peu offensante pour ceux qui ont commencé à pratiquer le tri sélectif depuis plus de dix ans. Faire le point de temps en temps est nécessaire pour mieux trier.

Un bon tri, cela veut dire une bonne information. Les règles peuvent changer au cours du temps. Ainsi dans un journal de ma commune récapitulant l'utilisation de la poubelle verte, j'ai découvert que le plastique n'y avait plus sa place. 

J'ai vu des personnes bien intentionnées qui plaçaient des serviettes en papier souillées dans la poubelle verte et d'autres qui lavaient consciencieusement les pots de yaourt. Des voisins enveloppent consciencieusement leurs déchets recyclables dans un sac poubelle en plastique. Ces comportements sont qualifiés de refus de tri et facturés à la commune. Un défaut de tri peut très bien entraîner toute une poubelle vers l'incinérateur.

Le CNIID est une association indépendante appartenant à l'Alliance pour la planète qui étudie les comportements en matière de déchets, formule des propositions, participe aux négociations et publie des documents. Leur vidéo "Déchets à ménager" est malheureusement payante. Elle est destinée aux particuliers et à des projections publiques. Des informations utiles sont cependant disponibles sur la brochure à télécharger Déchets à ménager.

Aux citoyens du monde de tous bords qui pratiquent le tri depuis des années, et qui se découragent, je veux dire ceci : "Hauts les coeurs, il est temps de passer à un tri efficace en agissant à la source".

La solution est très simple, donnez vous quelques mois ou un an pour adopter graduellement le comportement suivant :

- Cessez d'acheter des emballages : cosmétiques, jouets, y compris pour adultes (vidéo, téléviseurs), plats cuisinés, et en règle générale tous les produits des supermarchés sont suremballés. Et vous découvrirez que contrairement aux envies que la publicité a insinuées dans votre esprit, vous n'en avez pas besoin. Débarrassez-vous de ce qui peut encore servir grâce à Freecycle.

- Menacez de vous désabonner de tout ce qui atteint votre boite aux lettres sous enveloppe plastique. Bien évidemment vous avez un autocollant STOP pub sur votre boite aux lettres. Renvoyez les publicités non sollicitées aux frais de leur expéditeur.

- Refusez les bouteilles plastiques pour les jus de fruits, et les sodas. En ce qui concerne l'eau minérale je vous dirais bien de vous mithridatiser à l'eau du robinet mais je ne sais que penser.

- Ne buvez ni sodas ni jus de fruits, mangez plutôt des fruits (bio).

- Consommez moins, n'achetez que ce qui peut tenir dans un cabat.

- Prenez conscience que le yaourt, comme tant d'autres choses n'est qu'un produit de l'industrie agro-alimentaire (donc de la matrice*). Je suis en train de me renseigner sur le lait, il semblerait que l'homme soit le seul animal qui continue à boire du lait après avoir été sevré.

- Refusez le jetable, non seulement parce qu'il est en plastoque, mais parce qu'il grève votre budget. Cela implique d'utiliser des lessives respectueuses de l'environnement  pour laver les nappes, les mouchoirs, les serviettes et les gobelets, et des appareils électriques à faible consommation d'eau et d'électricité.

- Envisagez de composter vos déchets alimentaires...

Un grand merci à Benka qui a répondu à mes nombreuses questions. Soutenez son projet de voyage Avenir Climat destiné à étudier les comportements d'adaptation aux changements climatiques.

*matrice : fait référence au film Matrix. Dans ce film les humains sont maintenus dans un monde factice auxquel ils croient, l'analogie avec nos croyances actuelles est on ne peut plus frappante.

samedi 11 août 2007

Une autre banque est possible…

J’en ai toujours rêvé, et ça existe déjà !

C’est vrai, je trouve que recevoir de l’argent parce qu’on a des économies, est injuste. C’est toujours la même logique : plus on est riche, plus on s’enrichit. J’ai rêvé d’une banque qui mettrait en relation ceux qui ont trop d’argent et ceux qui n’en ont pas assez, une banque dont les épargnants renonceraient à leurs intérêts afin de permettre à la banque de prêter à des taux très faibles (notamment pour aider les surendettés à s’en sortir).

Grâce aux freemen, j’ai enfin entendu parler de la NEF.

Une banque dont le capital n’est pas rémunéré actuellement, comme il est expliqué aux conditions générales. C'est-à-dire qu’aucune spéculation n’a lieu pour faire monter l’action en bourse au détriment des emplois et de la qualité de vie du personnel. Pour en savoir plus sur les alternatives au capitalisme, voir La fin du capitalisme.

Ce qui me plait avec la NEF, c’est qu’on peut choisir à quel type de projet sera affecté l’argent de ses comptes d’épargne, et qu’on peut aussi décider d’abandonner tout ou partie de ses intérêts pour donner plus de flexibilité à la NEF dans les taux qu’elle applique aux prêts à des projets solidaires, humanitaires, ou écologiques.

En plus, la générosité est payée par un cadeau fiscal. Pour adhérer à la NEF, il faut acheter au moins trois parts du capital. Mais comme 25% des souscriptions au capital des sociétés non cotées en bourse est déductible des impôts, cela peut être intéressant fiscalement (seulement pour ceux qui sont imposables hélas).

De plus, les intérêts non payés sont considérés comme des dons et sont déductibles des impôts à 66% (dans la limite de 20% du revenu imposable).

Ces deux derniers points me gênent, mais je sais comment me débarrasser de l’argent qui me gène. Il est déposé dans une tirelire virtuelle en attendant d’être donné.

jeudi 9 août 2007

L'image du jour

trouvée chez Olivox

samedi 28 juillet 2007

Pensée du jour

La vie ne consiste pas à se trouver, la vie consiste à se créer (auteur inconnu)

(en anglais sur une tasse dans laquelle je bois mon café zapatiste)

Life is not about finding yourself, life is about creating yourself.

dimanche 10 juin 2007

I have a dream

Je rêve...
d'un monde où l'effort serait réhabilité, où chacun au lieu de chercher à en faire le moins possible, chercherait à en faire un tout petit peu plus... et où par une saine compétition, aucun ne laisserait sa part de travail à l'autre.
Je rêve d'un monde où les adultes ne se sentiraient pas mis en danger par les idées et les suggestions des plus jeunes, je rêve d'un monde d'écoute et d'encouragement bienveillant.
Je rêve d'un monde qui n'aurait plus besoin de dirigeants parce que chacun aurait à coeur d'oeuvrer pour le bien collectif.
Je rêve d'un monde plus logique, où les nantis auraient pleinement conscience de l'immense part de chance et de l'infime part de mérite personnel dans la réussite sociale. Je rêve d'un monde où ces mêmes nantis tireraient la seule conclusion qui s'impose, à savoir que seul le partage de tous leurs superflus, et même d'une partie du nécessaire, leur permettra d'égaler les plus pauvres.

(rediffusion d'un billet du 3-6-2005)

Lien wikipedia vers le texte original de Martin Luther King au cours de son discours du 28 août 1963.

dimanche 27 mai 2007

Signes ostentatoires de liberté

Ils sont plus d'un million, rien qu'en France où j'habite, si l'on en croit les dernières élections. Cela veut dire que partout autour de nous se trouvent des hommes et des femmes libres, qui refusent la dictature des médias et de la publicité, qui renoncent à la consommation, qui se battent pour la justice.

Mais alors, comment les trouver ? Où se cachent-ils ? Comment aller vers eux et se faire connaître comme l'un des leurs ?

Dans les transports : Ils roulent à bicyclette, à roller, ou se déplacent à pied, ou alors ils fréquentent les transports en commun.

En regardant comment ils s'alimentent : Ils vont au marché ou ils sont végétariens, ou ils fréquentent les magasins bio, ou choisissent l'huile d'olive de Palestine.

En regardant comment ils s'habillent : Ils affichent leurs idées sur leurs tee-shirts et ils ne sont pas à la dernière mode.

Dans leur habitat : Ils ont un autocollant stop pub sur leur boite aux lettres.

Dans leur mode de vie : Ils vont voir des films qui rendent meilleur ou bien ils n'ont pas de téléphone portable. Ou alors ils font partie du réseau Education sans frontières.

Il est temps d'oser être libre, de le montrer, de le dire, de le crier, de se faire connaître.

N'ayant pas peur d'être libres !

mercredi 16 mai 2007

Changer le monde

  • Tout d'abord se mettre en marche

Mets-toi en marche tout seul. Tous les autres solitaires se joindront à toi à tes côtés sans que tu les voies...

  • Ne plus être seul

Grâce au réseau freemen, dont les membres peuvent dire aussi : Si tu as deux paires de chaussures et qu'un pauvre n'en a pas, il ne s'agit pas de lui donner mais de lui rendre

  • Nous sommes déjà des millions, rien qu'en France, engagés pour d'autres mondes, pour plus de solidarité, plus de générosité

L'expérience du réseau Educations sans Frontières où des citoyens de tous bords s'unissent pour empêcher les expulsions, et apprennent à connaître l'AUTRE, sa différence, sa culture, est un grand espoir... La candidature de José Bové aux élections présidentielles, arrachée in extremis par des collectifs populaires...

  • Renoncer à la croissance

C'est un message qui a du mal à faire son chemin dans les milieux politiques. Finalement l'idée de décroissance, de simplicité volontaire, d'altercroissance est tout de même un luxe de nantis, que ne peuvent se permettre ceux qui comptent chaque euro pour boucler les fins de mois, ceux qui ne connaissent que l'immense pauvreté du bled. Une insulte à ceux qui meurent de faim. On ne peut renoncer à la croissance avant d'y avoir goûté

  • Se mettre en cohérence

Chacun est plus ou moins schizophrène. On peut défendre des idées de tout son coeur, et ... vivre avec son temps. La mise en cohérence est progressive, elle se fait peu à peu mais elle est inéluctable. Ces quelques félés intelligents qui choisissent le Larzac du nord (because réchauffement climatique) pour vivre en autarcie, nous les rejoindrons un jour ou l'autre. Peut-être même que nous nous réfugierons chez eux quand le boycott des supermarchés aura entraîné la famine. Le processus a commencé lorsqu'on cesse de consommer par pur dégoût, lorsqu'on économise le CO2, puis on vendra sa voiture et on cultivera son jardin.

  • Le lien libre

Internet est le seul lien qui relie les déjà fêlés et les futurs fêlés. En dix minutes chrono, nous pouvons nous affranchir de la dictature de Microsoft, installer les logiciels libres Mozilla Firefox, Thunderbird, et choisir un blog propulsé par Dotclear, voilà pourquoi ce blog est précieux !

  • Conquérrons le net

Maintenant que nous avons trouvé une famille, ne restons pas entre nous, ne nous confortons pas dans les ronrons d'un microcosme qui pense comme nous. Nous pouvons nous risquer ailleurs, au lieu de commenter : Super, tu dis exactement ce que je pense, et si bien ! , nous pouvons tenter de semer la petite graine du doute chez ceux qui pensent différemment (quitte à risquer de se laisser convaincre). Nous pouvons nous grouper pour aller porter, subtilement, la contradiction chez l'"ennemi". Comprendre le point de vue, la culture, le mode de vie de l'adversaire est un préalable à la négociation.

  • Partageons notre audience

Le réseau nous a conféré une "certaine" influence, nous pouvons l'utiliser pour soutenir les petits nouveaux, les projets écologiques, solidaires et originaux. Une des caractéristiques du net est le foisonnement, le désordre. Le temps est limité, aussi il faudrait que pour chaque projet qui nait, un projet disparaisse, que l'on sache renoncer aux idées personnelles pour s'associer à celles qui sont meilleures, répertorier les projets existants, leur apporter des forces vives et de nouvelles méthodes. Il est peut-être plus difficile de s'insérer parmi les semblables que parmi les ennemis. Lobbyons, lobbyons...

  • Ca commence par moi

Les bloggeurs ont quelques points en commun. La plupart sont débordés, entretiennent plusieurs blogs, participent à plein d'associations dans la vraie vie, en plus d'un travail parfois stressant. Les bloggeurs sont par définition des écrivains, des communicants, ce qui veut dire qu'ils ne lisent pas, ils survolent, ils ne cliquent jamais sur plus d'un lien, ils débattent parfois des heures sur un point de détail et ne voient que ce qui les intéresse. Connaître ce comportement permet de s'y adapter, de ne pas trépigner, d'être patient, d'apprendre à lire et à écrire, d'être concis (pas aujourd'hui). C'est une caractéristique de ce temps et de ces médias de remettre à plus tard ce qui ne prend qu'une minute. J'ai appris que remettre à plus tard fait perdre du temps.

  • Résister

En attendant, il faut continuer à s'aguerrir. Se déplacer à la force des mollets. Se mithridatiser en se privant parfois. Se préparer à une grêve de la faim, ou à avoir faim tout simplement. Réfléchir au boycott des supermarchés, apprendre pour cela à être autonome. Refuser tout prélèvement d'ADN et toute atteinte aux libertés, se lever pour défendre l'autre ou pour être soi, apprendre à tromper les vidéo-surveillance...

samedi 13 janvier 2007

Aberration N°2

Les gens croient au Père Noël : ils sont des millions à se faire racketter par des escrocs qui leur promettent la lune. Je veux parler de la Française des Jeux et autres Euromillions.

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dimanche 7 janvier 2007

Aberrations

Des hommes, femmes et enfants meurent de faim en 2007 !!!

Des êtres humains meurent de faim tandis que d'autres meurent d'obésité.
Tandis que l'on vent des rayons entiers de produits pour maigrir.
Tandis que l'on détruit des excédents.

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dimanche 17 septembre 2006

Le goût du travail bien fait

Une collègue qui partait à la retraite a prononcé un discours dont j'ai retenu ceci : "Le travail bien fait est sa propre récompense", discours qui m'aurait sans doute moins enthousiasmée si elle avait mentionné que sa source était l'Ecclésiaste (3,1-2)

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mardi 12 septembre 2006

Pensez à oublier votre revue !

C'est un réflexe à prendre, avant d'aller à un rendez-vous dans un lieu qui possède une salle d'attente (médecin, dentiste, esthéticien, coiffeur, pédicure, etc...), passer chez le buraliste.

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samedi 2 septembre 2006

Free(wo)men

logo freemenSynonyme : esprit libre, résistant, lucide

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mardi 29 août 2006

80 hommes (VIII- Le mystère du capitalisme)

source : http://dilettante.blogspirit.com

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