Celui d'un monde différent, plus humain, plus fraternel. Il ne se fera pas en un jour mais par petites touches de prise de conscience progressive. Par exemple, savoir que l'on est un privilégié. Parce qu'on a un toit et qu'on n'a pas faim. Parce qu'on accède à internet. Par exemple, reconnaître à tout autre être humain le droit d'avoir ce que l'on a. Se dire qu'on ne pourra pas toujours s'enfermer derrière des barrières pour protéger ses privilèges, qu'un jour les soldats refuseront de tirer sur la foule. Que si des catastrophes menacent notre planète, on ne pourra pas se sauver tout seul. Sans faire d'auto-flagellation, le moment viendra de reconnaître qu'on a largement mangé sa part de viande, que les sirènes de la consommation n'entraînent que frustration, que le bonheur est dans le partage et le goût du travail bien fait.