Le XXIIème siècle sera Utopie ou ne sera pas...

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Ils l'ont dit avant moi

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 3 janvier 2008

Citations de Noam Chomsky


Sur la criminalité aux Etats-Unis
(l’emprisonnement) vise une sorte de population superflue, qui ne compte pas scolairement car on ne peut rien en faire… on a rempli les prisons surtout de cas de trafics de stupéfiants en général très ordinaires. Mais je n’ai vu aucun banquier, bien que probablement plus de la moitié de l’argent du trafic des narcotiques (l’argent sale) passe par les banques des Etats-Unis (plus de 250 millions de dollars par an, estimation 1994).
Je pense que ce n’est pas à cause du problème du crime. C’est à cause du problème du contrôle social. C’est un effort très soutenu pour transformer les Etats-Unis en quelque chose ayant la structure de base d’une société du tiers-monde, avec des secteurs extrêmement riches et de nombreuses personnes sans couverture sociale, sans subsides ou travail et une série de gens de trop. Et il faut en faire quelque chose. Avant tout il faut s’assurer qu’ils ne voient pas que quelque chose va mal et qu’ils s’en inquiètent. La meilleure façon d’agir, habituellement, est de faire en sorte qu’ils se haïssent et se craignent les uns les autres. Toute société coercitive trouve immédiatement cette idée. Le crime est parfait pour cela. Les gens sont ainsi énervés par les crimes, et non pas parce que leurs salaires baissent et que c’est quelqu’un d’autre qui se remplit les poches.


Sur la dette du Brésil
Le Brésil est peut-être le plus grand débiteur du monde, d’après les chiffres officiels. Mais est-ce vrai ? Si j’emprunte de l’argent et que je l’envoie à une banque suisse, et si ensuite je ne peux pas payer mes créanciers, est-ce que ça concerne les autres ? Les habitants des favelas n’ont pas emprunté de l’argent, les sans-terre non plus. L’argent a été emprunté par les généraux, leurs amis et les super-riches, qui en ont placé la plus grande partie à l’étranger dès que les taux d’intérêt ont monté, en laissant une dette écrasante qui est payée par les pauvres.

Noam Chomsky (né en 1928) "Perspectives politiques"

samedi 1 décembre 2007

Le travail, c'est l'opium du peuple !

"Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité ; et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme une divinité suprême."


Friedrich Nietzsche, Aurore, Réflexions sur les préjugés moraux, 1881, p173

(citation trouvée chez Joël)

mardi 2 octobre 2007

Leçon anti-découragement de Noam Chomsky

trouvé chez So-Ann, cette citation de Noam Chomsky en réponse à la question : “Ce sont des problèmes gigantesques. Que puis-je faire, individuellement ?”…

“Nous pouvons faire énormément. On ne va pas nous jeter en prison et nous torturer. On ne va pas nous assassiner. Nous avons d’immenses privilèges et une liberté fantastique. Donc des possibilités illimitées. Après chaque conférence que je donne aux États-Unis, des gens viennent me dire : “Je veux que ça change. Que puis-je faire?” Je n’ai jamais entendu cette question chez les paysans du Sud de la Colombie, chez les Kurdes en butte à une terrible répression dans le Sud-Est de la Turquie, chez tous ceux qui souffrent. Ils ne demandent pas ce qu’ils peuvent faire, ils disent ce qu’ils sont en train de faire.

En un sens, par leur ampleur même, notre liberté, notre situation privilégiée sont porteuses d’un sentiment d’impuissance: c’est un phénomène étrange mais frappant. Le fait est que nous pouvons faire à peu près n’importe quoi. Trouver des organisations qui travaillent d’arrache-pied sur les problèmes qui nous préoccupent et y adhérer ne présente aucune difficulté. Mais ce n’est pas la réponse que veulent entendre les gens. C’est que la vraie question qu’ils posent, je crois, est différente : “Pour en finir avec ces problèmes, que puis-je faire qui soit rapide et facile?” Je suis allé à une manifestation et rien n’a changé. Quinze millions de personnes sont descendues dans la rue le 15 Février 2003 et Bush a tout de même fait la guerre; c’est désespérant.

Mais ce n’est pas ainsi que ça marche. Si l’on veut que ça change dans le monde, il faut être là, jour après jour, à faire ce travail assommant, direct : intéresser une ou deux personnes à un problème, agrandir un peu une organisation, mettre en oeuvre la prochaine initiative, connaître la frustration et finalement aboutir à quelque chose. C’est ainsi que le monde change. C’est ainsi que l’on se débarrasse de l’esclavage, c’est ainsi que l’on obtient les droits des femmes, c’est ainsi que l’on obtient le droit de vote, c’est ainsi que l’on obtient la protection sociale des travailleurs. Tous les acquis tangibles sont venus de ce type d’effort, pas de gens qui sont allés à une manifestation puis se sont découragés parce qu’il ne s’est rien passé après, ou qui sont allés voter tous les quatre ans et sont rentrés chez eux. C’est bien de mettre au pouvoir un meilleur candidat – ou peut-être un moins mauvais -, mais c’est le début, pas la fin. Si l’on s’en tient là, on aurait aussi bien pu ne pas voter. Si l’on ne contribue pas à une culture démocratique vivante, permanente, capable de faire pression sur les candidats, ils ne feront pas ce pour quoi on les a élus. Mettre un bout de papier et rentrer chez soi ne va rien changer.“

samedi 28 juillet 2007

Pensée du jour

La vie ne consiste pas à se trouver, la vie consiste à se créer (auteur inconnu)

(en anglais sur une tasse dans laquelle je bois mon café zapatiste)

Life is not about finding yourself, life is about creating yourself.

lundi 21 août 2006

80 hommes pour changer le monde

Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engages puisse changer le monde. C'est meme la seule chose qui se soit jamais produite. Margaret Mead, economiste

Lire la suite...

mardi 15 août 2006

Discours de Jaures sur la peine de mort

Savez-vous quelle devrait être, pour tous les républicains, pour tous les hommes, l'objection principale contre la peine de mort ? C'est qu'elle détourne précisément les assemblées, c'est qu'elle détourne les nations de la recherche des responsabilités sociales dans le crime.

Lire la suite...

samedi 5 août 2006

Pensée du jour

Le monde est iniquité ; si tu l'acceptes tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau. Jean-Paul Sartre, Le diable et le bon Dieu

Lire la suite...