Le travail, c'est l'opium du peuple !
Par Freya Finker le samedi 1 décembre 2007, 10:02 - Ils l'ont dit avant moi - Lien permanent
"Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité ; et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme une divinité suprême."
Friedrich Nietzsche, Aurore, Réflexions sur les préjugés moraux, 1881, p173
(citation trouvée chez Joël)
Commentaires
Merci pour cet article très intéressant
très bonne vision du travail, très instructive !
merci beaucoup pour cet excellent article qui opère une vision différente sur le travail sans le dénaturer