Le XXIIème siècle sera Utopie ou ne sera pas...

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lundi 28 août 2006

80 hommes (VII- Cristallins pour tous)

Imaginez un hôpital où la plupart des patients ne paient pas l'intervention, où les plus aisés paient pour les autres (et ce n'est pas sponsorisé par Mickey Mouse)... sans que personne ne vérifie les revenus des patients !

Le marché mondial de la cataracte est de l'ordre de 40 millions de personnes. L'opacification du cristallin cause la cécité, qui peut être facilement guérie en remplaçant le cristallin par une lentille artificielle.

Le Dr. Govindappa Venkastaswamy (Dr. V pour les intimes), a fondé l'hôpital Aravind, spécialisé dans ce type d'intervention, qui est devenu un centre d'expertise mondial dans le domaine de la chirurgie ophtalmique. Il a aussi réussi grâce à la société Aurolab, à faire fabriquer sur place les lentilles pour seulement 10 dollars pièce, alors qu'il fallait compter auparavant 15 à 30 fois plus.

Plus d'un million de patients ont été opérés avec succès. Le Dr. V. s'attaque désormais au problème de la surdité, un "marché" de 250 millions de cas dans les pays en voie de développement.

On imagine sans mal le concept appliqué à la thérapie anti-VIH en Afrique ou à la lutte contre le paludisme...

Source : 80 hommes pour sauver le monde, Editions JC Lattès, que je vous recommande bien sûr de lire de bout en bout.

dimanche 27 août 2006

80 hommes (VI- micro-crédit)

Muhammad Yunus a identifié une des causes de la pauvreté : le coût prohibitif du capital.

Une marchande des rues qui emprunte le matin un euro à un usurier pour acheter les fruits qu'elle revend, et doit reverser le soir même 20% d'interêt (les 4/5 de son bénéfice), ne pourra jamais sortir de sa condition.

A moins qu'on lui prête à un taux décent la petite somme dont elle a besoin pour constituer son fonds de commerce.

La Grameen Bank, créée voilà déjà 25 ans, s'est spécialisée dans le micro-crédit. Elle ne fait signer aucun contrat, n'engage aucune poursuite, et ne demande aucune garantie ou caution à ses clients. Son taux de recouvrement est cependant supérieur à celui des banques traditionnelles.

Mohammad Yunus conclut l'entretien avec les auteurs de 80 hommes en ces termes : "Pour lutter contre la pauvreté, il ne suffit pas de lancer de gigantesques projets, il faut se préoccuper avant tout du premier maillon de la chaîne : l'homme. En lui redonnant espoir."

source : 80 hommes pour changer le monde, éditions JC Lattès