J’en ai toujours rêvé, et ça existe déjà !
C’est vrai, je trouve que recevoir de l’argent parce qu’on a des économies, est injuste. C’est toujours la même logique : plus on est riche, plus on s’enrichit. J’ai rêvé d’une banque qui mettrait en relation ceux qui ont trop d’argent et ceux qui n’en ont pas assez, une banque dont les épargnants renonceraient à leurs intérêts afin de permettre à la banque de prêter à des taux très faibles (notamment pour aider les surendettés à s’en sortir).
Grâce aux freemen, j’ai enfin entendu parler de la NEF.
Une banque dont le capital n’est pas rémunéré actuellement, comme il est expliqué aux conditions générales. C'est-à-dire qu’aucune spéculation n’a lieu pour faire monter l’action en bourse au détriment des emplois et de la qualité de vie du personnel. Pour en savoir plus sur les alternatives au capitalisme, voir La fin du capitalisme.
Ce qui me plait avec la NEF, c’est qu’on peut choisir à quel type de projet sera affecté l’argent de ses comptes d’épargne, et qu’on peut aussi décider d’abandonner tout ou partie de ses intérêts pour donner plus de flexibilité à la NEF dans les taux qu’elle applique aux prêts à des projets solidaires, humanitaires, ou écologiques.
En plus, la générosité est payée par un cadeau fiscal. Pour adhérer à la NEF, il faut acheter au moins trois parts du capital. Mais comme 25% des souscriptions au capital des sociétés non cotées en bourse est déductible des impôts, cela peut être intéressant fiscalement (seulement pour ceux qui sont imposables hélas).
De plus, les intérêts non payés sont considérés comme des dons et sont déductibles des impôts à 66% (dans la limite de 20% du revenu imposable).
Ces deux derniers points me gênent, mais je sais comment me débarrasser de l’argent qui me gène. Il est déposé dans une tirelire virtuelle en attendant d’être donné.